Comparatif WattPilote / “Couple Profibus”

Comparatif entre le signal de puissance donné par le variateur et celui mesuré avec la technologie du WattPilote

Certains systèmes de détection de casse outil cherchent à utiliser les signaux fournis sur le bus digital du variateur afin de contrôler l’état du process en cours. Les signaux « couple » peuvent être lus directement à partir de la liaison Profibus du variateur du moteur. Ces concurrents prétendent souvent que cette technologie est suffisamment sensible pour permettre de surveiller 80% des outils les plus utilisés sur les machines.

En réalité, cette valeur tournerait plus aux alentours de 65% des outils : en l’occurrence les plus gros, c’est-à-dire ceux qui sont le moins enclins à casser. Dans une grande majorité des cas, les problèmes surviennent sur les 35% restants, c’est-à-dire les plus petits outils, ceux que le signal fourni par le variateur ne permet pas de surveiller.

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 Le “couple” lu sur Profibus n’est pas la puissance réelle

Elle n’est même pas non plus l’image du couple mécanique.  Le « couple Profibus » est proportionnel au courant consommé par la broche et est donc plus sensible à la puissance utilisée pour créer le champ magnétique à l’intérieur du moteur. Elle n’est donc pas très sensible à l’énergie requise pour effectuer l’usinage, spécialement lorsque celui-ci ne génère pas beaucoup de couple. Seuls les usinages générant un couple représentant une forte proportion de la puissance globale pourront être contrôlés par cette méthode. A l’inverse, la technologie de shunt résistif utilisée par le WattPilote peut ignorer les variations qui ne sont pas causées par le process d’usinage. Il est donc capable de surveiller aussi bien n’importe quel outil, quel que soit son diamètre. Dans le cas d’un WattPilote de 32kW de capacité, sa résolution reste de 0,5w.

L’exemple suivant illustre cette différence.

L’exemple ci-dessous montre 4 tarauds M6 entrainé par un unique moteur

Le signal “couple” récupéré sur la bus du variateur est très bruité et fort peu répétable d’un cycle à l’autre. Les pics observés ne sont que des artefacts digitaux et ne sont pas liés au processus de taraudage. L’arc en ciel de couleur sur cette image indique que les cycles superposés sont très différents les uns des autres.

 

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Ci-dessous, le même process, mais mesuré avec un WattPilote

La mesure de puissance directe faite par le WattPilote est parfaitement répétable d’un cycle à l’autre (courbes noires). Il n’y a que très peu de bruit dans le signal. A partir de là, il est très simple d’établir des limites pour encadre le process (courbes bleues). L’ensemble de 4 tarauds consomme 680 watts pendant l’usinage. Si un des tarauds casse, on observe une baisse facilement détectable de 25% de la puissance consommée.

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WattPilote vous permet de contrôler l’état de 100% des outils utilisés dans votre process d’usinage.